Opération Artemisia - Association Koutammarikou

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OPERATION ARTEMISIA UNE PLANTE POUR LUTTER   CONTRE LE PALUDISME
Les actions engagées
  • Sensibilisation des communautés villageoises sur les vertus anti-paludéennes de l’artemisia.
  • Edition d'un support pédagogique.
  • Formation de 60 acteurs des quatre communautés villageoises (des parents d’élèves) sur les techniques de culture de l’artemisia.
  • Distribution des semences d’artemisa dans ces villages (environ 300 g par village).
  • Distribution de 7000 doses d’artemisia aux enfants et aux parents, soit un premier traitement pour 1000 personnes..
  • Achat d'un broyeur pour pouvoir préparer l’artemisia dans de bonnes conditions.
A quoi a servi la collecte
L’argent a permis de distribuer des semences et des doses d’artemisia dans les villages. Nous avons également lancé une formation sérieuse pour de nombreux parents (60) afin de leur apprendre à cultiver et récolter l’artemisia. Nous avons crée des jardins pédagogiques pour permettre aux parents de produire eux-mêmes leur semence.  Les dons ont été récoltés sur la plate-forme Hello Asso (financement participatif) .
Comme pour notre projet de financement de panneaux solaires en 2017 financé sur KissKissBankBank, c’est Emmanuel N'Tcha, notre salarié au Bénin depuis plus de dix ans, qui a la charge de contrôler et d’organiser tout le programme “Artemisia” dans les villages.
Le contexte
Les quatre villages que nous soutenons depuis près de quinze ans représentent un total d’un peu plus de 2000 habitants. Le système de santé béninois n’est pas performant, voire très déficient en brousse, et peu de gens en bénéficient faute de moyens. Il n’existe pas de sécurité sociale, il y a très peu d’informations dans les villages, dont certains sont très éloignés des villes. Les familles des villages vivent, en moyenne, avec 20 à 25 € par mois (15 à 18 000 Francs CFA environ, bien en dessous du seuil de pauvreté), ce qui leur permet juste de se nourrir et de payer quelques dépenses courantes. Le Bénin compte parmi les plus pauvres de la planète avec un PIB par habitant d’environ 1000,00 € par an (France : 32 000,00 €/an/habitant).
Les bénéficiaires du projet
Il y a environ 500 enfants scolarisés dans les quatre villages et l’on compte environ 250 autres enfants, très jeunes ou non scolarisés. Ce sont leurs familles qui bénéficient dans un premier temps et en priorité, des doses d’artemisia. A plus long terme, l’idée est que toutes les familles, à travers les formations et la mise en place des jardins, pourront aussi utiliser l’artemisia régulièrement.
Les objectifs
La culture et l’utilisation de l’artemisia dans les quatre villages doivent améliorer la santé des gens et servir de modèle aux autres villages de la région. Il est important que les villageois deviennent très rapidement autonomes en ce qui concerne l’usage de cette plante. L’objectif est de créer le besoin, développer l’autonomie et inscrire l’opération “Artemisia” dans le temps.
La paludisme dans le monde
Les enfants sont les premières victimes du paludisme. En 2018, on estime à 228 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde et le nombre estimé de décès imputables au paludisme s’est élevé à 405 000. Les enfants âgés de moins de cinq ans constituent le groupe le plus vulnérable : en 2018, ils ont   représenté 67 % des décès imputables au paludisme dans le monde, soit 272 000, environ 750 par jour. Toujours en 2018, 93 % des cas de paludisme et 94 % des décès imputables à cette maladie se sont produits en Afrique. En 2018, 2,7 milliards de $ ont été investis au total par les gouvernements des pays d’endémie et les partenaires internationaux pour le contrôle et l’élimination du paludisme.
C’est quoi le paludisme ?
Le paludisme (ou malaria, ou fièvre des marais) est une maladie infectieuse due à un parasite, le Plasmodium. Il est transmis à l’homme par la piqure de moustiques anophèles femelles ayant déjà piqué un humain porteur.
L’artemisia
L’artemisia est une plante toute simple, une armoise, qui   pousse un peu partout. Il en existe deux variétés : afra et anua. L’artemisia   est utilisée dans la pharmacopée depuis l’Antiquité et les Chinois s’en servent depuis 2000 ans pour soigner le paludisme. C’est là tout son intérêt. Car cette plante ne contient pas un mais plusieurs principes actifs contre le paludisme. De plus, l’artemisia a été testée avec succès dans d'autres pathologies comme la tuberculose, la bilharziose et l’ulcère de Buruli.
La chercheuse chinoise YouYou Tu
YouYou Tu est la première femme Chinoise a être récompensée par le Prix Nobel de Médecine. A 84 ans, en 2016, elle ne l’attendait plus, ce prix, même si la scientifique avait été -à plusieurs reprises -pressentie pour recevoir le prestigieux Nobel. Et elle a reçu le "Graal" des chercheurs pour sa mise au point d'un traitement particulièrement efficace contre le paludisme, grâce à un extrait d'une plante nommée Artemisia annua et dont les vertus médicinales sont connues depuis des millénaires en Chine. Preuve que médecine ancestrale et médecine moderne ne sont pas à opposer, même si le comité s'est senti obligé de souligner que ce prix ne récompensait pas la médecine traditionnelle chinoise, mais la découverte de cette chercheuse qui s'en est seulement "inspirée". Pour Youyou Tu, c'est d'abord la médecine traditionnelle et non la lutte contre les maladies parasitaires qui porte son intérêt.
Témoignage : Amal et Yves Garcera - Pharmacien biologiste et médecin
Pour notre part l’efficacité de l'artémisia n’est plus à démontrer. Il faut juste rappeler que la plante ne contient pas un mais   plusieurs principes actifs contre le paludisme (la variété afra, qui ne contient d’ailleurs pas d'artemisine est aussi efficace que la variété annua), et également rappeler que les enfants sont les premières victimes du paludisme. Le projet de l'association Koutammarikou et d'Emmanuel, avec qui nous avons eu la joie, en février dernier, d’en parler de vive voix, nous semble très important à soutenir, pour promouvoir, au sein des écoles de l’association, l’utilisation de cette plante.
KOUTAMMARIKOU
L'association Koutammarikou intervient depuis sa création en 2008 en pays Otammari,au nord ouest du Bénin,dans la région de l'Atacora.
  • Elle soutient des écoles de brousse,éloignée de tout,dans le domaine de l'éducation et de l'enfance.
  • Elle a créé et soutient 4 cantines scolaires qui nourrissent plus de 500 enfants par jour.
  • Elle a cofinancé la construction de 2 écoles,de forages d'eau potable,de logements pour les instituteurs.
  • Elle développe des bibliothèques dans chaque école en apportant livres et matériel pédagogique.
  • Par financement participatif elle a équipé les écoles en panneaux solaires,éclairage,écrans video et programmes éducatifs.
Bien que ses actions soit essentiellement consacrées à la poursuite et au développement des programmes d'aide aux écoles, elle a réalisé 3 missions mandatées par l'ambassade de France
  • inventaire des tatas,habitat traditionnel de l'ethnie Otammarie pour une inscription au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco
  • Convention pour la mise en valeur touristique des tatas par clip video et publication d'un livre sur les tatas
  • Mission de sensibilisation à la protection du patrimoine dans les écoles,les collèges,les lycées,les villages.
Comptes et dons
Banque :
IBAN  : FR76 1551 93906500023085301 54
BIC: CMCI FR 2A
Benéficiaire: Association Koutammarikou
51 Chemin de la motte aux dames
85400 Luçon
Contact : Koutammarikou
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